La Havane : dernière escale à Cuba !

Troisième Partie et dernier article sur Cuba pour les deux dernières escales.

Après avoir arpentée les routes de campagne de Vinales, je suis partie pour Cayo Levisa. Il ne faudrait pas que j’oublie de vous montrer des photos de plages et de mer turquoise ! Et puis vous faire un peu enrager quand même sinon ça ne vaut pas le coup :) Nous prenons le bateau très tôt pour Cayo Levisa.

Deux options : soit prendre la traversée pour passer la journée sur l’île ou alors avoir de la chance et pouvoir passer une nuit sur l’île (il n’y a qu’un hôtel). En réservant un mois 1/2 avant, il ne restait plus qu’une chambre VIP alors, la mort dans l’âme, on l’a prise.

La plage est magnifique et il suffit de s’éloigner de quelques mètres de l’hôtel pour avoir une plage rien que pour nous deux.

Nous passons la journée à nous reposer, bouquiner tout en regardant les eaux turquoises devant nous en nous demandant comment la mer fait pour avoir ses différents tons.
On ramasse des coquillages, on retourne à l’hôtel pour grignoter un petit encas avant de nous replonger les yeux dans la mer ou dans la sieste. Bref la vie pas facile des vacances.

Visite : zéro. Découverte : restreinte. Charme : total !!!

Une étape de charme non indispensable, mais tellement agréable !!! 
Que raconter de plus à part les baignades avant et après déjeuners… Les balades le long de la plage et les aventures de Robinson…  Je conseille même en avril de vous tartiner de crème, le soleil tape un peu. Bien entendu, notre chambre était la plus confortable du séjour avec vue sur la mer. On aurait bien posé nos valises quelques jours de plus. Mais il nous restait une dernière escale avant de retrouver les caribous : Havanna !

Nous reprenons le bateau en sens inverse, récupérons la voiture qu’un gentil monsieur nous a gardée sur le parking (1 peso la gentillesse), et direction La Havane. On serpente les routes de campagnes et rejoignons la autopista centrale. À la Havane, nous sommes logés chez Rolando et Marisol dans el « Habanna Vieja », charmant couple. Ils disposent de trois chambres dans leur casa. Nous avions notre salle de bain privée par contre la fenêtre était à la hauteur des chevilles ce qui est assez flippant pour la claustro que je suis.

Bon pause sur la Propaganda et un peu d’histoire !

C’est le dernier article alors je m’enflamme !

La propagande cubaine, c’est une réalité. Vous avez pu voir sur toutes les routes les panneaux impressionnants, évidemment idéologiques et politisés.  Lorsque l’on parle de Cuba, on pense Révolution, Fidel Castro et Che Guevara. (Ou cigares, mojitos et salsa, mais c’est un autre débat) !

Fidel Castro et Guevara (Argentin de naissance) se sont rencontrés au Mexique où ils ont préparé et discuté des préceptes de base de la révolution agraire cubaine. Le Che, docteur, poète et guérillero, a vu en Fidel un personnage charismatique ayant des idées proches des siennes. 
En 1956, environ 80 guerillos traversent le Golfe du Mexique pour débarquer au sud de Cuba. Seule une quinzaine y parviendra, dont Fidel, son frère Raoul et Ernesto Guevara et 1959, après plus de 2 ans de guérilla dans les montagnes de la Sierra Maestra et beaucoup de revers et difficultés, la dictature de Batista tombe enfin. Batista est soutenu par les USA.

Retour à cette ville mythique ! La Havane, c’est bien sûr le Malecon, longue route côtière longeant la mer des Caraïbes où il fait bon se promener et regarder vivre les Cubains qui se promènent en famille ou en amoureux.Les Américains réagiront donc naturellement et ce sera le désastre de la tentative de débarquement de la Baie des Cochons. Puis, ce sera la fameuse crise des missiles cubains venus directement d’URSS…
Pour en savoir plus sur Che Guevara, visionnez l’excellent film « Carnets de voyage » qui relatent la jeunesse de Ernesto Guevara à travers l’Amérique et il y a aussi les deux parties de « Che », le film avec Benicio del Toro.

 Anecdote : nous connaissons bien le malecon après l’avoir pris en sens inverse en arrivant (ne jamais laisser une carte routière à une femme, on sait quand on part, mais jamais quand on n’arrive !).

Fondée par les Espagnols en 1529, la vieille ville de La Habana est classée au patrimoine culturel mondial de l’UNESCO. Au niveau de l’architecture, elle est dans la lignée des anciennes colonies espagnoles, quelque peu dégradée quand même. Au niveau des visites, nous avons fait le Capitole, la « plaza de la révolution » en autres. Nous avons troqué les musées typiques pour découvrir la ville, arpenter ses rues, la musique est omniprésente dans tous les bars. 

Nous sommes passés par des places célèbres, plaza vieja, plaza de armas, la calle obispo (la rue commercante principale). Tout ceci est situé dans la habanna vieja.

La Havane c’est aussi de magnifiques belles Américaines des années 60 que l’on croise à tous les coins de rue. Le sport local est de les entretenir pour qu’elles durent encore quelques décennies. 
La Havane, c’est enfin une ambiance, une atmosphère où le temps semble s’être arrêté. L’ambiance des rues où les gens discutent entre eux ou s’assoient sur un trottoir pour lire un journal ou fumer un cigare en prenant le temps. Le temps de quoi ? Le temps de vivre…

Mais bon pour contrebalancer tout cela, c’est aussi là bas que nous avons été les plus sollicité au niveau de  » my friend »  chaque coin de rues pour essayer de te vendre des cigares, un restaurant, un hôtel un taxi bref tout ce que tu voudrais. On refuse poliment, mais à la longue cela devient un peu usant.

 Rolando y Marisol nous ont accueillis avec beaucoup de gentillesse dans leur casa. Ils nous ont cuisiné de la bonne langouste et Rolando nous a fait gouté lors de la dernière soirée un petit rhum local, pas mal goûtu !La parade est de s’éloigner des rues touristiques où nos lunettes de soleil et notre peau blanche font de nous des proies faciles pour se réfugier dans les quartiers de la ville moins touristiques. Le cimetière par exemple, un peu l’équivalent de notre Père Lachaise à nous. 

Notons aussi que beaucoup sont à la recherche de l’étranger ou l’étrangère qui leur permettra de sortir « officiellement » du pays grâce à un « bon » mariage… Bon nous n’avons eu que la tentative de Travestis devant le capitole et surtout devant mon nez, c’est déjà pas mal !

Nous avons aussi ramené un petit souvenir de Cuba en visitant un marché d’art local. Une affiche d’un cowboy aux traits à la picasso avec un cigare et un chapeau de Guérillo.
Bon j’espère qu’on vous a donné le goût (expression québécoise pour les lecteurs francais) d’aller faire un tour sur cette île magnifique !

Retrouvez l’article sur Varadero et Trinidad ou celui sur La baie des Cochons et Vinales

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